Low (David Bowie) 14 Janvier 1977 / January 14, 1977
« Low est un album dense et stimulant qui confirme la place de son auteur à la pointe du rock ». (Thomas Erlewine – Allmusic)
Le 14 Janvier 1977 sortait "Low", le onzième album de David Bowie.
J'ai découvert cet album dans les années 80 chez un ami, fan du chanteur britannique. Bowie me fascinait par sa foisonnante discographie et sa capacité à sortir des disques si différents les uns des autres mais en tout restant dans l'esprit du temps.
Low, sorti en janvier 1977, a été un nouveau départ pour Bowie, donnant le coup d'envoi de ce qui est à jamais considéré comme sa "trilogie berlinoise", malgré le fait que l’album ait été enregistré en France.
Revenu de son séjour à L.A et ayant décroché des drogues, il s’installe alors à Berlin.
En étroite collaboration avec Brian Eno, et produit par Tony Visconti il jette les bases d’une nouvelle approche musicale qui va bouleverser les schémas traditionnels du rock. Il apportera au genre les climats électroniques et industriels inspirés de Kraftwerk et du mouvement proto-rock allemand. Ce disque aura une influence considérable sur la new-wave des années 80.
Mais lorsque l’album parait, les fans sont d’abord dubitatifs. Bien que Bowie ait déjà souvent changé de style cette fois ci la rupture est beaucoup plus radicale. Sur la première face on y trouve des chansons pop très courtes mais néanmoins avec des refrains accrocheurs.
La seconde face est plus sujet à polémique. On y trouve de longues plages musicales froides et désolées dans lesquelles Bowie ne chante pas, sans guitare-basse-batterie et avec beaucoup d’électronique. Une face B qui ressemble d’ailleurs plus à un des albums ambient qui jalonnent la discographie de Brian Eno qu’à celle de Bowie.
Même sa maison de disques sera réticente, le suppliant de ne pas sortir le disque. Néanmoins il sera un succès commercial et critique.
L’album démarre avec « speed of life » instrumental rock où sons électroniques se percutent avec les riffs de guitare et avec une batterie complètement retravaillée en studio et qui sonne comme une détonation sur une boite de conserve. Les autres titres de la première face suivent la même tendance et ont une inventivité musicale qui fait presque regretter que les morceaux soient trop courts. « Breaking glass » dure moins de deux minutes alors qu’on en voudrait encore. « Sound and Vision » est certainement le titre le plus connu de l’album et son riff de guitare accrocheur vous trotte dans la tête longtemps après l’écoute du titre.
A la fin de la 1ere face, on se dit que tout est passé un peu trop vite tant cette musique rend accro.
En net contraste avec la face A, La face B du disque est un choc, comme si l’artiste après nous avoir alléché les babines nous mettait au régime sec.
J’ai un gros souci avec « Low » et « Heroes » que sont ces deux albums de Bowie sortis simultanément la même année. J’adore les faces A parsemées certes de chansons à l’ambiance électronique mais où les instruments traditionnels du rock restent prédominants mais j’ai beaucoup plus de mal avec les faces B de ces albums, au style exclusivement ambient / New age dont je suis beaucoup moins réceptif.
Malgré cela, je reste admiratif de l’audace de Bowie à brouiller les pistes et à prendre des risques en proposant à ses auditeurs des sonorités nouvelles et des styles de musique différents de ses albums précédents. Peu d’artistes sont capables de remettre en question leur art quitte à s’aliéner une partie de leurs fans (Dylan étant l’exemple le plus proche).
Par contre, le risque d’un changement permanent de style est que l’artiste lui-même, à trop vouloir se renouveler se perde dans les méandres de sa carrière, ce qui arrivera à Bowie la décennie suivante lorsqu’il entamera sa traversée du désert. Mais c’est une autre histoire.
Meilleurs titres: Breaking glass, What in the world, Sound and vision, Always crashing in the same car, Be my wife
Low is a dense, challenging album that confirmed its author’s place at rock's cutting edge. (Thomas Erlewine – Allmusic)
On January 14,1977, "Low", David Bowie's eleventh album, was released.
I discovered this album in the 80's at a friend's house, a fan of the British singer. Bowie fascinated me by his abundant discography and his ability to release records so different from each other but still in the spirit of the time.
Low, released in January 1977, was a new beginning for Bowie, kicking off what is forever revered as his "Berlin trilogy," despite the fact that the album was recorded in France.
Having returned from his stay in L.A. and having given up drugs, he then moved to Berlin.
In close collaboration with Brian Eno, and produced by Tony Visconti, he laid the foundations for a new musical approach that would overturn the traditional patterns of rock. He will bring to the genre the electronic and industrial climates inspired by Kraftwerk and the German proto-rock movement. This record will have a considerable influence on the new-wave of the 80s.
But when the album was released, fans were at first dubious. Although Bowie has already often changed his style, this time around, the shift was much more radical. On the first side there are very short pop songs but nevertheless with catchy choruses.
The second side is more controversial. There are long, cold and desolate musical tracks in which Bowie doesn't sing, without any guitar-bass-drums and with a lot of electronics. A B-side that looks more like one of the ambient albums that mark out Brian Eno's discography than Bowie's one.
Even his record company was reluctant, begging him not to release the record. Nevertheless, it will be a commercial and critical success.
The album starts with "speed of life" instrumental rock where electronic sounds collide with guitar riffs and where the drums, completely reworked in the studio, sound like a detonation on a tin can. The other tracks on the first side follow the same trend and have a musical inventiveness that almost makes you regret that these songs are too short. "Breaking glass" clocks in at less than two minutes, even though we still want more. "Sound and Vision" is certainly the most famous track of the album and its catchy guitar riff will be on your mind long after the music has fallen silent.
At the end of the first side, we say to ourselves that all passed a little too quickly, so addictive this music is. In sharp contrast with The A side, the record’s B side is a shock, as if the artist, after making our mouths water, put us on a dry diet.
I have a big problem with "Low" and "Heroes" which are the two Bowie’s records released simultaneously in the same year. I love the A-sides with electronic songs but where the traditional rock instruments are still predominant but I have a lot more trouble with the B-sides of these albums, with an exclusively ambient / New age style which I ‘m not really fond of.
In spite of this, I still admire Bowie's audacity to blur the lines and take risks by offering his listeners new sounds and different styles of music from his previous albums. Few artists are capable of questioning their art even if it means alienating some of their fans (Dylan being the closest example).
On the downside, the risk of a permanent change of style is that the artist, wanting too much to renew himself, will get lost in the meanders of his career, which will happen to Bowie the following decade when he spends a long time in the wilderness. But that's another story.
Stand-out tracks: Breaking glass, What in the world, Sound and vision, Always crashing in the same car, Be my wife

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