New-York (Lou Reed) 10 Janvier 1989 / January 10, 1989
« Si la ville de New York n'existait pas, Lou Reed aurait dû l'inventer afin de créer un environnement qui lui convienne, un lieu où le grand art et le rock & roll se côtoient. » (Mark Deming – Allmusic)
"New-York" souligne la pertinence de l'œuvre de Lou Reed sur sa ville natale à l'époque du SIDA et du Reaganisme, un album de protestation qui ne ressemble à aucun autre » (Daniel Felsenthal – Pitchfork)
Le 10 Janvier 1989 sortait « New-York », le 15ème album solo de Lou Reed.
J’ai découvert ce disque au moment de sa sortie. J’étais content de voir Lou Reed signer son grand retour après une série d’albums chaotiques. Et il était grand temps que le « Coney Island baby » fasse enfin un album sur sa ville de prédilection. Imaginez la filmographie de Woody Allen sans un seul film se passant à New-York. Impensable ! 😉
S'il y a un artiste dont on peut dire qu’il a connu toutes les frasques du rock ‘roll c’est surement Lou Reed (parmi quelques autres). La popularité, l’ambigüité sexuelle, les drogues mais surtout les hauts et les bas en ce qui concerne sa carrière musicale. Les seventies avaient été plutôt glamour pour Lou Reed mais les eighties ressemblaient à la gueule de bois des lendemains de fête. Hormis le très apprécié « The Blue Mask » sorti en 82, Lou Reed était devenu à la fin de cette décennie un artiste plus ou moins mineur sortant des albums bizarres pour une poignée de fans irréductibles et des critiques d’art. Et puis il a fait ce sur quoi toute sa carrière a été construite: Se réinventer.
Seize ans après son chef-d'œuvre Berlin, Lou Reed a décidé qu'il était temps de consacrer un autre album à l'une des grandes villes du monde, cette fois-ci sa ville natale, New York. Les deux albums ne pouvaient pas être plus différents l'un de l'autre. Alors que Berlin est absolument dominée par la production à la fois brillante et rebelle de Bob Ezrin, New York montre que Lou Reed s'est dépouillé du strict nécessaire : une basse, une batterie et deux guitares, et - last but not least ! - L'incomparable voix de Reed, sa capacité d'observation et son esprit...
« New-York » est un disque dur et cynique, mais entre les lignes, c'est un hommage sincère à la « grande pomme ». Enregistrée live en studio entouré de quatre musiciens, la musique est chaleureuse et honnête. Comme prévu, toutes les chansons fonctionnent comme des histoires courtes, dépeignant des ruelles sombres avec leurs drogués et leurs prostituées, leurs gangs et leurs politiques corrompues. On y trouve aussi des textes engagés traitant du sida, des ravages de la guerre du Vietnam et de l’exclusion sociale. Reed chante dans un style blues parlé (talking blues) dont certains morceaux se rapprochent d’un son agressif style garage-rock ("There is no time", "Straw man") sur un album très homogène.
L'album a été unanimement salué par la critique dès sa sortie, et est largement considéré comme l'un des meilleurs albums de sa carrière solo.
Ce disque marqua une renaissance dans la carrière du chanteur. Il enregistrera après celui-ci deux autres albums marquants de sa carrière avant que celle-ci ne commence à marquer le pas et à prendre l’eau. Mais c’est une autre histoire.
Meilleurs titres : Romeo had Juliette / Halloween parade / Dirty Blvd / Busload of faith / Strawman
If the city of New York didn't exist, Lou Reed would have had to invent it in order to create a suitable environment for himself, a place where high art and street-level rock & roll stand side by side. (Mark Deming – allmusic)
“New-York” highlights the ongoing relevance of Lou Reed’s opus about his hometown in the era of AIDS and Reaganism, a protest album unlike any other (Daniel Felsenthal – Pitchfork)
On January 10, 1989, "New-York", Lou Reed's 15th solo album was released.
I discovered this disk when it was
released. I was happy to see Lou Reed making a comeback after a series of
chaotic albums. And it was high time that the "Coney Island baby"
finally made an album about his favorite city. Imagine Woody Allen's filmography
without a single movie set in New York. Unthinkable! 😉
If there is an artist who can be said to have experienced all the excesses of rock 'roll, it's surely Lou Reed (among a few others). Popularity, sexual ambiguity, drugs. But also, the musical ups and downs. The seventies had been glamorous for Reed, and the eighties were the cold morning after. Apart from the estimated “the blue mask” that came out in 82, Lou Reed was more or less a minor figure in rock by the end of the decade, producing strange albums for a couple of die-hard fans and arty critics. And then he did what his entire career was built upon: he reinvented himsel
Sixteen years after his masterpiece Berlin Lou Reed decided it was time to devote another album to one of this world's major cities, this time his hometown New York. The two albums could not be more different from one another though. Where Berlin is absolutely dominated by Bob Ezrin's wayward yet brilliant production, New York shows Lou Reed stripped down to the bare essentials; just bass, drums, and two guitars, and - last, but definitely not least! - Reed's incomparable singing/talking voice, powers of observation, and wit...
New-York is a harsh and cynical record, but between the lines it's a heartfelt tribute to the big apple. Recorded live and directly in a classic four-piece line-up, the music sounds warm and honest. As intended, all the songs work as short-stories, depicting the shady side-streets with its junkies and prostitutes, gangs, and corrupt politics. There are also committed lyrics dealing with AIDS, the ravages of the Vietnam War and social exclusion. Reed performs a kind of talking blues to sparsely arranged tracks, and sometimes also switches to distorted garage rock ("There is no time", "Straw man") on a very homogeneous album
The album received universal critical acclaim upon release and is widely considered to be among Reed's strongest solo efforts.
This record marked a rebirth in the singer's career. After this one, he recorded two other albums that had a strong impact on the public. Then his career began to stall and fizzle out. But that's another story
Stand-out tracks: Romeo had Juliette / Halloween parade / Dirty Blvd / Busload of faith / Strawman

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