Feast of wire (Calexico) 18 Février 2003 / February 18, 2003
"Feast of wire", le premier disque véritablement magistral de Calexico, truffé de chansons à l'inspiration immédiate, d'humeurs changeantes et d'explorations ouvertes est l'album que nous avons toujours su qu'ils avaient en eux mais que nous craignions qu'ils ne fassent jamais. “(Joe Tangari – pitchfork)
Le 4ème album de Calexico, intitulé “Feast of wire” est sorti le 18 Février 2003.
J’ai découvert cet album de Calexico lors de sa sortie, espérant un album aussi réussi que leur premier chef d’œuvre « the black light » .J’étais fasciné par l’homogénéité qui ressort de leur musique malgré le mélange de styles disparates qu’ils utilisent.
Ils arrivent à créer un son vraiment unique, une sorte de mélange de musique country alternative, de rock indie et de musique mexicaine. Leur son est très organique, avec beaucoup de cordes et de cors mariachis. Pour moi, ils sonnent comme la bande son idéale des paysages désertiques que l’on rencontre au sud de la Californie ou en Arizona. D’ailleurs leur nom vient d'une petite ville qui se trouve à la frontière de la Californie et du Mexique, et je pense que cela reflète très bien l'ambiance qu’on retrouve dans leur musique.
Après un album inégal intitulé, « Hot rail », le groupe est de retour en force pour son 4ème album, le très varié ‘Feast of wire’ dont le thème central porte sur la question des immigrés clandestins le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. On y trouve surtout un savant équilibre entre pop et mariachi, que ce soit des instrumentaux ("Close behind" et "Pepita") ou des chansons lyriques et orchestrées (le swinguant "Quattro" ou le menaçant "Black heart"). Les instrumentaux font autant bonne figure que les autres chansons, c’est dire à quel point ils ont perfectionné leur style mariachi à la perfection. Quant aux compositions, des chansons telles que "Quattro", "Black heart" ou "Woven birds" sont parmi les meilleures chansons que le groupe n’ait jamais écrites.
Il y a une grande variété de styles dans ce disque, dont des valses, pas mal d’instrumentaux qui semblent tout droit sortis de vieux films westerns et de jolies chansons tristes.
"Sunken waltz" est une valse qu’on imagine avoir été écrite en admirant le coucher du soleil sur le désert du Mojave avec seulement une guitare acoustique, une batterie feutrée, un accordéon et la voix râpeuse de Joey Burns. D’ailleurs, le chanteur est beaucoup plus présent sur cet album que sur les précédents, ajoutant un charme humble à des chansons d'une grande portée comme l’élégante "Quattro " ou la magnifique "Black heart», fusion entre western spaghetti et film noir. "Not even Stevie Nicks", est le morceau le plus pop de l’album proche dans l’esprit de Wilco.
D’autres titres gardent cette influence Mexicaine qui fait la marque de fabrique du groupe. Notamment un titre comme "Across the wire" qui est probablement le meilleur air de mariachi qu'ils aient dans leur répertoire avec ses envolées de violon pincés et son énorme chœur de trompette.
5 ans après ‘The black light’, Calexico livre un autre chef-d'œuvre, mélange de country alternative, d’indie-folk, de Tex-Mex Mariachi et de musiques de western spaghetti. Il est étonnant de voir comment ces musiciens parviennent à conserver leur style reconnaissable sans se répéter. Avec un matériel musical toujours diversifié, de belles mélodies, et des arrangements d’une grande inventivité. Leur album suivant les verra prendre un virage résolument pop-rock. Mais c’est une autre histoire...
Meilleurs titres: Sunken waltz / Quattro / Black heart / Not even Stevie Nicks / Across the wire
“Calexico's first genuinely masterful full-length, “Feast of Wire”, crammed with immediate song craft, shifting moods and open-ended exploration is the album we always knew they had in them but feared they would never make. “(Joe Tangari – pitchfork)
Calexico's 4th album, entitled "Feast of wire" was released on February 18, 2003.
I first heard this Calexico album when it was released, hoping for an album as successful as their first masterpiece "the black light". I was fascinated by the homogeneity that emerges from their music despite the mix of disparate styles they use.
They have a really unique sound, sort of a blend of alt-country, indie rock and Mexican music. It’s very organic sounding, with lots of strings and mariachi horns. To me, they sound like the ideal soundtrack to the desert landscapes encountered in Southern California or Arizona. They are named for a town that straddles the border of California and Mexico, and I think that captures the vibe very well.
After an
unevenly titled album, "Hot rail", the group is back in force for its
4th album, the very varied 'Feast of Wire' whose central theme is the issue of
illegal immigrants along the border between the United States and Mexico. The
album is a clever balance between pop and mariachi, from instrumentals
("Close Behind" and "Pepita") to lyrical and orchestrated
songs (the swinging "Quattro" or the menacing "Black
Heart"). The instrumentals are as good as the other songs, which is to say
how perfectly they have mastered their mariachi style. As for the compositions,
songs such as "Quattro", "Black Heart" or "Woven Birds"
are among the best songs the band has ever written.
There's a lot of variety in this record, including waltzes, several instrumentals that sound like they came from old Western movies and some really beautiful, sad songs.
"Sunken Waltz" is a waltz that may have been written while admiring the sunset over the Mojave Desert with only an acoustic guitar, muffled drums, an accordion and Joey Burns’ raspy voice. Moreover, the singer is much more present on this album than on previous ones, adding a humble charm to songs of great scope such as the elegant "Quattro" or the magnificent "Black Heart", a fusion between spaghetti western and film noir. "Not even Stevie Nicks", is the most pop track of the album similar to the band Wilco.
Other tracks keep this Mexican influence which is the trademark of the group. Notably "Across the Wire» which is probably the best mariachi tune they've got in their cannon with its plucked violin verses and huge trumpet chorus.
5 years after 'The black light', Calexico delivers another masterpiece, a mix of alternative country, indie-folk, Tex-Mex Mariachi and spaghetti western music. It is amazing how these musicians manage to keep their recognizable style without repeating themselves i.e. with always diverse musical material, beautiful melodies, and inventive arrangements. Their next album will see them take a resolutely pop-rock turn. But that's another story...
Stand-out tracks: Sunken waltz / Quattro / Black heart / Not even Stevie Nicks / Across the wire

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