The madcap laughs (Syd Barrett) 03 Janvier 1970 / January 03, 1970
" The madcap laughs est une œuvre étonnamment efficace et qui tient la route bien plus
que sa réputation d'album fait par un frappadingue laisse supposer." (Stewart Mason - Allmusic)
J’ai fait la connaissance
de cet album en même temps que le suivant « Barrett » ; Ses deux
albums solos étaient alors réunis sur un double vinyle. Je l’avais emprunté à
la bibliothèque de ma ville au début des années 80. J’étais fasciné par l’esprit
de douce folie qui habitait ces chansons et dont les mélodies torturées ne me
quittaient plus.
Le 03 Janvier 1970 Syd Barrett sortait son premier album solo, 21 mois après avoir été officiellement viré du groupe Pink Floyd, dont il avait été l'un des membres fondateurs. Son comportement de plus en plus erratique, dû à une probable absorption de substances hallucinogènes, avait contraint ses collègues à se débarrasser de lui.
Néanmoins, avant de disparaitre complètement du paysage musical et de vivre reclus chez sa mère, il aura le temps de produire deux albums en solo, celui ci et le suivant, sobrement intitulé "Barrett", qui sortira plus tard dans l'année.
Difficile de dire dans quel état mental était Syd Barrett lorsqu'il enregistra cet album (d'après ce qu'on en sait, pas au top de sa forme non plus). Cependant, la musique qu'on y entend montre un artiste qui était encore en pleine possession de ses moyens.
Les chansons ont des accompagnements minimalistes , telles des comptines murmurées non à des enfants, mais aux patients d'un asile psychiatrique, bien du loin du psychédélisme flamboyant des précédents albums du Floyd. Des titres tels que "Octopus" ou "Long gone" sont chantés d'une voix lugubre et ont une beauté intérieure qui placent Barrett au niveau des plus grands. "A l'intérieur de moi, je me sens creux et irréel ", se lamente-t-il dans le somptueux " late night", que reprendra Etienne Daho, des années plus tard.
Certes, dû à l’exigence du style musical (on adore ou on déteste) l'album ne se vendra pas par millions, mais à l'instar du premier opus du Velvet Undergound (La banane), il influencera un grand nombre d'artistes à venir, de Beck à Robyn Hitchcock en passant par David Bowie.
Syd Barrett s'éteindra le 7 juillet 2006 à l'âge de 60 ans. Sa dernière apparition médiatique remonte aux séances d’enregistrement de " Wish you were here", album du Floyd dédié à leur précédent chanteur, devenu fou. Mais c'est une autre histoire...
Meilleurs titres : Terrapin, No good trying, Octopus, long gone, late night
On
January 03, 1970 Syd Barrett released his first solo album, 21 months after he was officially fired from the band Pink Floyd, of which he had been a founding member. His increasingly erratic behavior, due to a probable absorption of hallucinogenic substances, had forced his bandmates to get rid of him.
Nevertheless, before disappearing completely from the musical landscape and living in seclusion at his mother's house, he will have time to produce two solo albums, this one and the next one, soberly entitled "Barrett", which will be released later in the year.
We have no idea what Syd Barrett's mental state was like when he recorded this album (going on what has been said, though, it obviously wasn't good), but we should emphasise this doesn't sound like music from a man who was sick.
The songs have minimalist accompaniments, like nursery rhymes whispered not to children, but to the patients of a psychiatric asylum, far from the flamboyant psychedelia of Pink Floyd's previous albums. Tracks such as "Octopus" or "Long gone" are sung in a gloomy voice and have an inner beauty that put Barrett at the level of the greatest. "Inside me, I feel hollow and unreal," he laments in the sumptuous "late night", which Etienne Daho would cover years later.
Certainly, due to the requirement of the musical style (one either loves or hates) the album will not sell by millions, but like The Velvet Undergound's first opus (The Banana), it will influence a large number of artists to come, from Beck to Robyn Hitchcock through David Bowie.
Syd Barrett will pass away on July 7, 2006 at the age of 60. His last media appearance dates back to the recording sessions of "Wish you were here", the Pink Floyd's album dedicated to their previous singer, who had gone mad. But that's another story...
Stand-out tracks : Terrapin, No good trying, Octopus, long gone, late night

Un bon projet ce blog musical qui nous fait faire un bond dans le temps sur des'albums ''pépites '' qui ne prennent jamais une seule ride !
RépondreSupprimerA suivre... sans modération 😉
Lionel
Merci pour ces encouragements.Ce blog n'en est qu'à ses débuts. Quelques ajustements seront nécessaires.N'hésite pas à en parler autour de toi. Bises
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