The dark side of the moon (Pink Floyd) 01 Mars 1973 / March 01, 1973

 


"Pink Floyd a peut-être fait de meilleurs albums que "Dark side of the moon", mais aucun autre disque ne les définit aussi bien que celui-ci". (Thomas Erlewine - Allmusic)

"The Dark Side of the Moon" est le huitième album studio de Pink Floyd. Il est sorti le 1er mars 1973

 

J’ai découvert cet album de Pink Floyd vers la fin des années 70 chez un pote de classe qui était fan des technologies les plus avancées en matière de son. En effet,  « The dark side of the moon » était à l’époque l’album idéal à écouter sur les enceintes d’une chaîne hi-fi dernier cri, si bien que le disque était vite devenu la référence ultime pour n’importe quel vendeur d’équipement stéréo, prêt à convaincre le client d’acheter ce qu’il y a de plus cher.    

Bon, commençons par un des aspects bizarres de ce disque. Premièrement, c’est un des rares albums que j’ai écoutés en me disant que la face B aurait dû être la face A et vice-versa. Je pense que mon ressenti vient du fait que le court instrumental du début « Speak to me » me parait si insignifiant que commencer par leur tube, « Money » m’a toujours semblé plus judicieux. Et je trouve également que la face B est bien meilleure en termes de compositions.

Il est vrai que "The dark side of the moon" est considéré comme l'un des meilleurs disques de tous les temps, qui s'est vendu à des dizaines de millions d'exemplaires, est resté en haut de l’affiche pendant des années et a séduit les gens à maintes reprises. Malgré tout cela, je le trouve un peu surestimé. Bien sûr, il sonne très bien et était probablement en avance sur son temps à sa sortie, mais selon moi, leur album suivant, "Wish You Were Here" est bien meilleur et c'est sur celui-là que toutes les idées qu'ils essayaient de faire sur ce disque ont atteint leur apogée. Heureusement, il y a quand même d'excellentes chansons sur ce disque. Allons dans les details

Comme indiqué précédemment, "Speak to me", le court instrumental du début peut être ignoré, mais au moment où on arrive à "Breathe", les choses commencent à se mettre en place. Le chant est semblable à la grâce d'un oiseau en vol, planant au-dessus de l'auditeur.

Malheureusement, "On the Run", qui est un autre instrument qui aurait plus sa place sur un disque de Jean-Michel Jarre, est une autre perte de temps et on a hâte d’arriver au morceau suivant.

Il faut ensuite se farcir plusieurs sonneries de réveils à faire sursauter les morts (certainement dans le but nous réveiller suite à une somnolence due à trop d’instrumentaux insipides) avant d'atteindre enfin l'excellent "Time" qui valait la peine d'être attendu. La chanson traite de la prise de conscience soudaine et douloureuse que l’on peut ressentir lorsqu’on a gaspillé sa vie pendant que le temps s'écoulait , avec des paroles comme "tu as raté le signal de départ".

."The Great Gig in the Sky" commence plutôt bien avec une belle partie de guitare slide. Malheureusement, il faut subir une chanteuse très talentueuse qui déclenche à elle seule l’équivalent vocal d'une alarme de voiture pendant les deux minutes suivantes. Est-ce seulement deux minutes ? J'ai l'impression que ça dure une heure ! Insupportable

Après une première face en forme de montagnes russes (le bon côtoyant le mauvais), les choses s’améliorent.

Le son d'une caisse enregistreuse introduit avec justesse "Money" dans lequel Roger Waters exprime sa fureur contre le consumérisme, avec des phrases comme "L'argent, c'est un crime" et "On dit que c'est la racine de tout mal aujourd'hui". Plutôt ironique si l'on considère la somme d’argent considérable que lui et ses compagnons ont dû acquérir suite au succès mondial de cette chanson.

‘Us and Them’ est un morceau qui aurait mérité d’être raccourci et dont le solo de saxophone me parait un peu superflu, mais la mélodie est agréable et le texte intelligent. La chanson traite des raisons qui séparent les gens, qu'il s'agisse de la richesse, de la couleur ou de la nationalité, et des petites querelles qui entraînent des conséquences aussi graves.

"Any Colour You Like" est un autre instrument, mais certainement le meilleur du disque. Il est si bon qu'on ne remarque même pas qu'il n'y a pas de chant.

Puis vient le spectaculaire "Brain Damage".Après avoir couvert la plupart des aspects de la vie sur les morceaux précédents, cette chanson traite évidemment de la dépression nerveuse et comporte des paroles assez sublimes dont "il y a quelqu'un dans ma tête mais ce n'est pas moi", qui est peut-être dédiée à Syd Barrett.

"Brain Damage" est suivi par "Eclipse" qui, bien que figurant sur une piste séparée, est en fait un enchainement d’un morceau à l’autre et permet à l’album d’atteindre son apogée.

Dans l'ensemble, "The dark side of the moon" est un bon album mais pas le chef-d’œuvre que beaucoup considèrent. En dehors de l'utilisation d'effets sonores, il n'est pas aussi innovant ou varié que "Meddle" et il est moins cohérent que "Wish You Were Here".

Néanmoins, le succès colossal du disque va vite éclipser ses imperfections et le groupe ira plus loin encore dans l’expérimentation musicale, avec un album aussi ambitieux que celui-ci mais bien plus abouti où les fantômes du passé ressurgiront durant l’enregistrement. Mais c’est une autre histoire...

Meilleurs titres: Breathe / Time / Money / Brain damage / Eclipse

 


 


 

“Pink Floyd may have better albums than “Dark side of the moon”, but no other record defines them quite as well as this one.” (Thomas Erlewine – Allmusic)

“The Dark Side of the Moon” is the eighth studio album by Pink Floyd. It was released on 1 March 1973

 

I first heard this Pink Floyd album in the late 70's with a classmate who was a fan of the most advanced sound technologies. “The dark side of the moon" was the perfect album to listen to on a state-of-the-art stereo system at the time, so the record quickly became the ultimate reference for any stereo equipment salesman, ready to convince the customer to buy the most expensive thing.   

Okay, let's start with one of the weird aspects of this disk. First of all, it's one of the few albums I've listened to that I thought the B side should have been the A side and vice versa. I think my feeling comes from the fact that the short instrumental at the beginning "Speak to me" seems so insignificant that starting with their hit, "Money" always seemed wiser to me. And I also find that the B-side is much better song-wise.

Admittedly, “The dark side of the moon” is considered as one of the best records ever, that has sold tens of millions of copies, stayed on the billboard list for years, has charmed people over and over again. Despite all this it is a bit overrated to me. Of course it sounded very well and probably ahead of its time when released, but to my ears their next album “Wish You Were Here” is much better and it was where all the ideas that they were trying to do on this record got its peak. Luckily, there’s a good deal of excellent songs to be found on this record. Let’s go into details. 

As stated before, “Speak To me”, the short instrumental at the beginning can be skipped but by the time you get to “Breathe” things start to gel. The song is akin to the grace of a bird in flight, hovering above the listener.

Unfortunately, “On the Run”, which is another instrumental which would have more its place on a Jean-Michel Jarre's record is another waste of time and you'll find yourself reaching for the skip button.  

Then we have to endure several alarm clocks to startle the dead (certainly with the aim of waking us up from drowsiness due to too many insipid instrumentals) before we finally reach the excellent "Time" which was worth waiting for. The song deals with the sudden, painful realization that one may feel when you've wasted your life while time crept upon you with lyrics like "you missed the starting gun".

“The Great Gig in the Sky” starts rather well with some nice soft slide guitar. Unfortunately, we have to cope with a highly talented female vocalist who then unleashes the vocal equivalent of a car alarm for the next two minutes. Is it only two minutes? Jesus, it feels like an hour! Insufferable.

After a first side in the shape of a roller coaster (the good alongside the bad), things are getting back on track.

The sound of a cash register aptly introduces "Money" in which Roger Waters vents his fury against consumerism, with the lines "Money, it's a crime" and "They say is the root of all evil today". Quite ironic when you consider the large fortune, he and his mates acquired following the worldwide success of this song.

‘Us and Them' is a track that would have deserved to be shortened and whose saxophone solo seems a little superfluous, but the melody is pleasant, and the text is clever as well. The song deals with the reasons that separate people, be it wealth, color or nationality and the petty squabbles that cause such serious consequences.

“Any Colour You Like” is yet another instrumental but definitely the best one on here. It is so good that you don't even notice there is no singing.

Then comes the spectacular "Brain Damage". After covering most aspects of life on the previous tracks, this song obviously deals with mental breakdown and features some quite sublime lyrics including "there's someone in my head but it's not me. which is perhaps dedicated to Syd Barrett.

"Brain Damage" is followed by "Eclipse" which despite being listed as a separate track is really the bridge to the previous number and makes for a highly climactic finish.

All in all, "The dark side of the moon" is a good album but not a great one. Apart from the use of sound effects, this doesn't feel as fresh, innovative or varied as “Meddle” and it is less cohesive than “Wish You Were Here”.

Nevertheless, the colossal success of the record will quickly eclipse its imperfections and the band will go even further in the musical experimentation, with an album as ambitious as this one but much more accomplished where the ghosts of the past will reappear during the recording. But that's another story...

Stand-out tracks: Breathe / Time / Money / Brain damage / Eclipse

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