The Velvet Underground & Nico (The Velvet Underground) 12 Mars 1967 / March 12, 1967
"Le premier album du Velvet Underground ne s'est vendu qu'à 10 000 exemplaires, mais tous ceux qui l'ont acheté ont formé un groupe" (Brian Eno).
" Peu d'albums de rock sont aussi importants que "The Velvet Underground & Nico" et ont perdu si peu de leur pouvoir de surprise et d'intrigue plus de 50 ans après leur sortie dans les bacs à disque." (Mark Deming – Allmusic)
"The Velvet Underground & Nico" est le premier album du Velvet Underground. Il est sorti le 12 mars 1967
Le premier album du Velvet Underground, avec sa fameuse banane sur la pochette est considéré l'un des meilleurs albums jamais réalisés si l'on juge les albums selon tous les critères rationnels tels que la qualité des chansons, la cohésion, la diversité et l'influence exercée sur les tendances de la musique rock en général. Personnellement, cet album m’a énormément aidé à élargir la palette de mes goûts en matière de musique. Avant d'entendre cet album, je gravitais autour de la sainte trilogie qui m’avait poussé à m’intéresser de près à la musique rock au début de mon adolescence : Les Beatles, Les Rolling Stones et Bob Dylan. Trilogie dont je suis toujours aussi fan par ailleurs. Cependant, l'écoute de ce disque m'a amené à m'intéresser à d'autres styles comme le punk ou le rock alternatif, car ce qui fait la force de cet opus c’est qu'il combine tout ce qu’il y a de bon dans les années 60 mais avec une vibration et une attitude plus moderne. En effet, ce disque est tellement en avance sur son temps qu’il faudra bien une ou deux décennies de plus pour en mesurer toute son importance.
"Sunday Morning" est un si beau morceau pour débuter un album. On pourrait l'interpréter comme le "calme avant la tempête" car sa mélodie nous berce et précède des morceaux généralement plus intenses et aux sujets plus sombres. Cependant, la chanson elle-même est plus sombre qu’il ne le parait, car elle semble avoir un rapport avec la paranoïa et le mal être. " Dimanche matin et je suis en train de tomber / J'ai le sentiment que je ne veux rien savoir."
Le morceau suivant, "I'm Waiting for the Man", est un grand classique. La première fois que j'ai écouté l'album, j'ai su que j'écoutais un grand album rien qu’en entendant les deux premières chansons. Toutes deux sont immédiatement fascinantes à leur manière et se complètent parfaitement. Celle-ci parle très clairement du junkie attendant le livreur de came avec le vers suivant, « J’attends mon gars / avec mes 26 dollars en main ».
“Femme fatale” est une autre ballade dans l’esprit de “Sunday morning » sauf qu’à la place de la voix de Lou Reed on y découvre celle de Nico, chanteuse Allemande et égérie d’Andy Warhol qui de par sa voix grave apporte une touche androgyne à ce morceau plein d’ambigüité sexuelle.
Le morceau suivant, "Venus in Furs", est une ode au sadomasochisme tout simplement époustouflante dans laquelle Lou Reed chante, « bottes de cuir brillantes, si brillantes / petite fille aux coups de fouet dans les ténèbres. » C’est un morceau sombre et intense mis en valeur par le violon volontairement désaccordé de John Cale qui crée une ambiance de musique indienne psychédélique mais dont l’esprit s’éloigne résolument du flower-power baba cool qui était tendance à cette époque. En effet, contrairement aux messages « peace and love » que véhiculait leur génération, le Velvet, lui cultivait l’image d’un groupe de rock urbain ayant grandi dans les quartiers mal famés du Bronx ou de Harlem et dont les chansons racontaient des histoires de drogués, de prostituées ou de dealers…et j’en passe.
"Run Run Run" est une version amusante (légèrement) plus sombre et plus droguée de "Highway 61 Revisited" de Dylan. C'est une chanson de moindre importance sur cet album, mais seulement parce qu’elle est entourée de tant d'autres classiques. Elle possède un riff menaçant, avec de superbes solos de guitare bruyants qui peuvent sembler bâclés pour certains, mais qui fonctionnent à merveille dans le contexte de la chanson.
"All Tomorrow's Parties", avec son rythme de tambour tribal et ses arpèges de guitare psychédélique est chanté par la voix monocorde, mais étrangement chaude de Nico. L'inspiration pour cette chanson vient de l'observation de Reed de la clique d'Andy Warhol avec des paroles comme "Et quel costume la pauvre fille va-t-elle mettre / pour toutes les fêtes de demain ?". Du grand art!
La face 2 s'ouvre sur le classique "Heroin". Cette chanson semble provoquer toutes sortes de réactions. Dans les années 60, une grande partie de la controverse concernant cette chanson était probablement liée au thème de la dépendance aux drogues dures, mais aujourd'hui, il semble que ce soit la structure bizarre et discontinue de la chanson qui rebute les gens. Personnellement, je pense qu'il s'agit d'une sacrée chanson folle et excitante du début à la fin. C'était gonflé à l'époque où elle est sortie car elle ne ressemblait à rien de ce qui avait été fait auparavant. C'est une composition qui donne froid dans le dos avec des paroles telles que, «Quand je mets une aiguille dans ma veine / Et que je te dis que les choses ne sont pas tout à fait les mêmes / Quand je me précipite dans ma course / Et que je me sens comme le fils de Jésus... ». C'est le genre de paroles qui vaudra au groupe, déjà pas aidé par le peu d'enthousiasme de leur maison de disques et avec leur son rugueux, d'être banni des radios.
"There She Goes Again" peut sembler être un morceau de moindre importance à côté de certains autres morceaux, mais je l'apprécie autant que n'importe quel autre titre. C'est un super morceau pop-rock à la Rolling Stones, avec des paroles très controversées, et plein d'attitude. Super chanson.
Le morceau suivant, "I'll Be Your Mirror", a une très belle mélodie et un message d'espoir qui contraste avec la noirceur du reste de l'album.
J’ai un peu plus de mal avec les deux derniers titres que sont "Black Angels Death Song" et "European Son», la dernière étant vraiment trop expérimentale à mon goût. Mais en dépit de cette fin d’album quelque peu chaotique, cela n’occulte en rien le fait que toutes les autres chansons du disque sont grandioses.
Révolutionnaire, visionnaire, tout cela s'applique à cet album légendaire qui a inspiré un millier d'autres groupes et le fait qu'une grande partie de ce disque semble avoir été mal enregistrée n'a pas d'importance - il y a tellement d'énergie et d'idées qui se dégagent de ces morceaux, le tout appuyé par le réalisme des paroles. Ce disque, autrefois célèbre pour ses mauvaises ventes, est devenu l'une des œuvres les plus vénérées du rock.
Bien des années plus tard, des groupes phares du punk et de la new wave tels que Television, les Talking heads ou Joy division pour ne citer qu’eux, se réclameront de l’héritage du Velvet Underground, ce qui poussera la presse rock à s’intéresser de nouveau au groupe New-Yorkais légendaire. Mais c’est une autre histoire…
Meilleurs titres: Sunday morning / I'm waiting for the man / Venus in furs / All tomorrow's parties / Heroin
“The first Velvet Underground album only sold 10,000 copies, but everyone who bought it formed a band” (Brian Eno)
« Few rock albums are as important as “The Velvet Underground & Nico” and fewer still have lost so little of their power to surprise and intrigue more 50 years after first hitting the racks.” (Mark Deming – Allmusic)
“The Velvet Underground & Nico” is the debut album by The Velvet Underground. It was released on March 12, 1967
The Velvet Underground's first album with the famous banana on its cover is often regarded as one of the best albums ever made when judged by all rational criteria such as song quality, cohesiveness, diversity and influence on rock music trends in general. Personally, this album has helped me tremendously in expanding my taste in music. Before hearing this album, I gravitated towards the holy trilogy that got me so interested in rock music in my early teens: The Beatles, The Rolling Stones and Bob Dylan. Trilogy of which I am still a fan. However, listening to this record got me interested in other styles like punk or alternative rock, because what makes this opus so strong is that it combines everything good about the 60s but with a more modern vibe and attitude. Indeed, this record is so far ahead of its time that it will take another decade or two to fully appreciate its importance.
"Sunday Morning" is such a beautiful opener. It could be interpreted as the "calm before the storm" as it is melodic and lullaby-esque, and it paves the way for generally more intense stuff with dark subject matter. However, the song itself is darker than originally thought, as it seems to have to do with paranoia and uneasiness. « Sunday morning and I’m falling / I’ve got a feeling I don’t want to know.”
The next track, "I'm Waiting for the Man" is a stone-cold classic. The first time I listened to the album, I knew I was listening to a great album, only by hearing the first 2 songs. Both immediately compelling in their own way, and they complement each other perfectly. This one speaks very clearly of the junkie waiting for the dope man with the following verses, « I’m waiting for my man / 26 dollars in my hand ».
"Femme fatale" is another ballad in the spirit of "Sunday morning" except that instead of Lou Reed's voice we discover the voice of Nico, German female singer and muse of Andy Warhol, who with her deep voice brings an androgynous touch to this piece full of sexual ambiguity.The inspiration for this song comes from Edie Sedwick another one of Warhol’s. muses.
The next track, "Venus in Furs", is a simply breathtaking ode to sadomasochism in which Lou Reed sings, “shiny shiny, shiny boots of leather / whiplash girl child in the dark”. It's a dark and intense track highlighted by John Cale's deliberately out-of-tune violin that creates an atmosphere of psychedelic Indian music but whose theme is resolutely different from the hippie flower-power that was trendy at the time. Indeed, contrary to the messages of peace and love that their generation conveyed, the Velvet cultivated the image of an urban rock band that grew up in the bad neighborhoods of the Bronx or Harlem and whose songs told stories of drug addicts, prostitutes or drug dealers... and so on.
"Run Run Run", is a really fun (slightly) darker, druggier take on Dylan's "Highway 61 Revisited" and it's a lesser song on this album, only when surrounded by so many other classics. It's got a great menacing riff, with great noisy guitar solos that may sound like botched to some people but work beautifully in the context of the song.
"All Tomorrow's Parties," with its tribal drum beat and psychedelic guitar arpeggios is sung by Nico's monotone, yet strangely warm voice. The inspiration for this song came from Reed's observation of Andy Warhol's clique with lyrics like "And what costume shall the poor girl wear / to all tomorrows parties? » Great stuff!
Side 2 opens with the classic "Heroin". This song seems to cause all kinds of reactions. In the 60's, a lot of the controversy regarding this song probably had to do with the theme of hard drug addiction, but now it seems to be the bizarre, stop-start structure of the song that turns people off. Personally, I think it's one hell of a moody, exciting song from beginning to end. It was ballsy for the time it was released; it's unlike anything that was ever made before. It's one hell of a chilling composition with lyrics such as, ‘when I put a spike into my vein / And I tell you things aren’t quite the same / When I’m rushing on my run / And I feel just like Jesus’ son “.It is the kind of lyrics that will earn the band, already not helped by the lack of enthusiasm of their record company and with their rough sound, to be banned from radios.
"There She Goes Again" might seem like a lesser track next to some of the other tracks, but I actually enjoy it as much as anything on here. It's a great Rolling Stones style pop-rock number with some real controversial lyrics and dripping with attitude. Great song.
The next track "I'll Be Your Mirror" has a really beautiful melody and it has a relieving message of hope that contrasts the darkness of the rest of the album.
I have a bit more trouble with the last two tracks that are "Black Angels Death Song" and "European Son", the latter being really too experimental for my taste. But in spite of this somewhat chaotic end, this does not hide the fact that all the other songs of this album are great.
Revolutionary, visionary, all those things apply to this legendary album that inspired a thousand other bands and the fact that a lot of it sounds like it was recorded poorly doesn't even matter - there's so much energy and lots of ideas coming off these tracks, highlighted by a gritty realism in the lyrics. This record that was once famous for its terrible sales has become one of rock’s most revered icons.
Many years later, leading punk and new wave bands such as Television, the Talking Heads and Joy Division, to name but a few, would claim the Velvet Underground's legacy, prompting the rock press to take a renewed interest in the legendary New York band. But that's another story...
Stand-out tracks: Sunday morning / I'm waiting for the man / Venus in furs / All tomorrow's parties / Heroin

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